Quelle place pour le numérique ?

cropped-fotolia_48536268_m2.jpgIl semble aujourd’hui anachronique d’ignorer les outils numériques lorsqu’on s’adresse à un public lycéen, de cette génération que les medias appellent « digital natives », et la réforme à venir va être l’occasion d’aborder cette question.

Les Régions de France, qui pour la plupart financent ou co-financent les acquisitions de manuels pour les lycées[1], affirment dans leur Manifeste pour le lycée d’aujourd’hui et de demain leur volonté de mettre à profit l’entrée en vigueur des nouveaux programmes pour créer  « les conditions (…) d’un accès possible aux usages et ressources numériques en tous points des lycées, en prenant en compte l’utilisation des outils personnels des élèves. »

En septembre 2019, tous les manuels que publieront les éditeurs connaîtront une version numérique correspondant à la version imprimée, enrichie d’outils audio et vidéo interactifs. Ils paraîtront dans le même temps que les manuels « papier », si bien que les établissements pourront librement faire un choix entre ces deux formats sans contrainte calendaire.

Si certaines régions de France (à l’instar de la Région Grand Est  qui fait figure de pionnière) ont d’ores et déjà fait le choix du « tout numérique », d’autres resteront attachées aux manuels imprimés en 2019.

Hors du cadre strict des manuels scolaires, les nouvelles technologies appliquées aux pratiques pédagogiques ont aussi permis de concevoir des ressources variées, innovantes, adaptées à des usages très divers : pratiques en classe ou en autonomie, outils focalisés sur une matière ou transdisciplinaires, exercices, outils de cours, ressources multimédias de tous formats…

Ces ressources, en complément des manuels scolaires, pourront enrichir les pratiques de classe des enseignants, aider les élèves à progresser, faciliter la mise en œuvre de nouvelles pratiques collaboratives… Leur offre évolue de semaine en semaine : il est certain qu’elle s’enrichira encore pour les nouveaux programmes du lycée, et les enseignants pourront s’approprier celles qui leurs conviennent le mieux !

De façon générale, si le numérique n’est pas une fin en soi, il offre des moyens simples pour varier les ressources qu’utilisent un  enseignant et ses élèves, et permet aux enseignants de choisir pour chaque thématique ou séance de cours l’outil qui lui semble le mieux adapté.

Si les budgets sont suffisants dans l’établissement, la limitation dans le temps des ressources numériques permet de tester plus volontiers des ressources ou solutions nouvelles durant une année, pour repenser ses choix l’année suivante. Ce point est intéressant  lors de la mise en place en septembre 2019 de nouvelles matières qui représentent aujourd’hui de vrais points d’interrogation, comme les humanités scientifiques et numériques en classes de Première.

Loin des considérations régionales, chaque établissement de l’étranger sera libre de définir sa propre stratégie : entre le « tout papier » et le « tout numérique », il est possible de mettre en place diverses déclinaisons d’usages des ressources et manuels scolaires. Là encore, un libraire bien informé permettra à vos enseignant de mieux se préparer !

Premier libraire scolaire numérique de France, LDE accompagne des établissements dans leur transition numérique depuis 2013, et l’ensemble des lycées de la Région Grand Est depuis 2016.

[1] https://archiclasse.education.fr/Manifeste-des-Regions-pour-le-lycee-d-aujourd-hui-et-de-demain

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